“Les veilleuses du projectionniste”
Les festivaliers qui ont déjà fait un tour au Palais des Arts et du Festival ont pu remarquer de surprenants luminaires fabriqués à partir de pellicules cinéma.
Les créatrices Flavie et Xavière, projectionnistes au Festival, ont commencées à travailler dans la décoration événementielle avant même d’être projectionnistes. Elles réalisaient alors du mobilier avec des matériaux de récupération. Malheureusement les budget alloués a la décoration ne leur permettait pas d’avoir une rémunération. Et un jour, quelqu’un a souhaité acheter un luminaire, marquant ainsi le début de leur aventure. C’était il y a quatre ans. Depuis leur
catalogue s’est agrandi et propose plusieurs dizaines de modèles dont seulement ceux liés au cinéma sont présentés au Festival. Ces luminaires sont réalisés a partir de pellicules de bande annonces et de métal de récupération. Flavie et Xavière soudent le métal, confectionnent les abat-jours avec une passion qui ne se dément pas au fil du temps.
« C’est un bel hommage à ce support cinématographique car la pellicule 35mm est appelée à disparaître d’ici quelques années. Tous les cinémas s’équipent en matériel numérique car il est moins cher à utiliser non seulement pour le tournages et la diffusion des films. Du coup nous créons des luminaires avec ces pellicules bientôt obsolètes. C’est d’ailleurs très solide malgré le fait qu’elles ne supportent pas l’eau. » explique Xavière.
La pellicule permet a l’acheteur de choisir des teintes de luminosité différentes, ou d’avoir son acteur favori sur son mur. Soit une chouette idée cadeau pour les cinéphiles.
Pour plus d’informations: http://www.untrukcomca.com
5 questions à Hussam Hindi
En quoi consiste le travail de directeur artistique en amont du Festival ?
Et bien je suis directeur artistique du Festival, donc ça consiste à sélectionner des films que je juge pertinents dans la programmation. Une programmation intéressante, c’est une compétition, des avant-premières, des hommages… et plein d’autres choses autour du Festival.
Et pendant le Festival, quel est ton rôle ?
Pendant le Festival, je veille à ce que les invités, le jury et le public aient le sourire. Et très concrètement pendant le Festival, je me lève le matin, je prends un café, je vais présenter un film, je mange avec les invités, je discute avec le jury, je vais présenter un autre film… voilà, c’est ça être directeur artistique !
A combien d’édition as-tu participé ?
Les 22 éditions, mais je ne suis directeur artistique du festival que depuis 1996.
A partir de quand recherches-tu des films pour le Festival ?
En fait c’est un travail sur toute l’année… Mais par contre, ma sélection commence avec le Festival de Cannes, puis je vais à Londres pour sentir les nouvelles tendances… donc je dirais que ça commence vraiment en mai.
Comment tu traduirais “Life is not all beer and skittles” ?
Je le traduirais par “La vie est un concombre et parfois on l’a dans le c**”
5 questions à Xavière
Quelle est ta fonction pendant le festival?
Je suis projectionniste, mon rôle est de diffuser les films en 35 millimètres quand ils sont sur pellicule ou quand ils sont sur support vidéo, comme par exemple le DVD. Mon travail est différent pendant le festival car je dois seulement diffuser le film.
Habituellement les films arrivent séparés en 6 a 8 bobines que le projectionniste doit monter bout à bout avant la projection. Durant le Festival, c’est quelqu’un d’autre qui monte les films. Je dois quand même vérifier durant la première projection que cela a été bien fait, ce qui est généralement le cas mais les dé-cadrages restent possibles. Je dois également rester présente au cas ou il y aurait un problème de son ou d’image pendant la diffusion.
A combien d’édition as-tu participé?
C’est la quatrième édition à laquelle je participe. Je suis présente depuis l’édition 2008. C’est épuisant, d’ailleurs le Festival du Film Britannique est le seul festival que je fais durant l’année. Sinon ce serait trop speed.
Combien de projectionnistes sont présents durant le festival?
Nous sommes quatre. Trois ont des salles attitrées comme la salle Stephan Bouttet pour moi et le dernier est un projectionniste « volant » qui relaie les autres. Nous projetons 4 à 5 séances par jour, une le matin et 3 à 4 durant l’après midi et le soir.
Vous regardez les films?
Durant la première projection toujours. Pour vérifier qu’il n’y a aucun problème avec la pellicule. Quand j’ai aimé le film il m’arrive de le revoir oui.
Quel est votre souvenir le plus marquant durant le festival?
Pendant une des éditions du Festival, les pièces qui guident la pellicule dans le projecteur avaient été inversées. Ce qui menaçait de rayer la pellicule et de la faire sortir de son support. J’ai du tenir la pellicule durant la projection donc elle continuait de défiler dans mes doigts pendant qu’un technicien inter-changeait les guides de pellicule.
“Dinard fait son cinéma” fait découvrir l’envers du décor aux jeunes festivaliers avec un atelier effets spéciaux.
L’atelier d’initiation aux effets spéciaux est animé par Nicolas Cébile, monteur et cadreur rennais et défenseur de l’éducation à l’image.
L’initiative est née de sa collaboration avec Hussam Hindi au sein de l’association rennaise Clair Obscur. L’atelier repose sur la technique dite du green screen (fond vert), utilisée notamment pour la présentation de la météo. Ce système de trucage très utilisé au cinéma (Gladiator, Avatar, Sleepy Hollow et bien d’autres…) fonctionne sur un principe d’incrustation où le fond d’écran sera remplacé par une autre image.
Le jeune public scolaire a découvert l’atelier effets spéciaux après être passé à l’atelier maquillage. Nicolas s’est donc inspiré de ces
effusions de sang pour proposer des ateliers de création sur le thème du zombie, en proposant par exemple de travailler sur un clip « à la Thriller ». Il s’agit d’un atelier ludique : apprendre comment on fait un film et quels peuvent être les différents postes sur un plateau de tournage tout en s’amusant.
Les jeunes travaillent dans un premier temps sur une mise en scène en se répartissant les rôles d’acteurs, caméraman ou preneur de son, puis travaillent sur la post-production où ils découvrent, le plus souvent pour la première fois, ce qu’est le montage. Les images sont numérisées puis travaillées avec un logiciel. « Il faut provoquer l’enthousiasme, explique Nicolas, mais une fois lancés, les enfants sont ravis! ». Certains d’entre eux auront découvert un nouvel intérêt pour le cinéma et qui sait, deviendront peut-être les cinéastes de demain!
Agathe D.
Du 2 au 4 octobre, “Dinard fait son cinéma” transforme les jeunes écoliers en stars de cinéma.
En amont du Festival et pour les visites scolaires est proposé un atelier maquillage animé par Léonie Pouyan-Vautier, maquilleuse professionnelle, accompagnée de son assistante Charlotte Ferlicot.
Le projet a été rendu possible grâce à la rencontre entre Hussam Hindi, directeur artistique du Festival, et Léonie, maquilleuse professionnelle qui travaille sur les plateaux de tournage et plus particulièrement dans la conception de prothèses. Cette dernière a été sollicitée pour venir partager sa passion pour le sang… Blessures, griffures, hématomes, l’atelier montre l’envers du décor aux jeunes festivaliers en proposant des imitations impressionnantes de réalisme. En témoigne la réaction de certains écoliers en visite sur le festival qui ont refusé d’entrer dans la salle où l’on se faisait maquiller!
L’atelier s’adresse aux scolaires mais a débuté avec une séance tout public le dimanche, où le directeur artistique du festival a ouvert le bal, suivi par le Maire de Dinard. L’atelier propose, en premier lieu, une démonstration par les professionnelles mais très vite l’enthousiasme des jeunes qui souhaitent se faire maquiller a obligé les deux jeunes femmes à accélérer la cadence : « Le problème, déclare Léonie, c’est que le manque de temps et le nombre impressionnant de jeunes qui souhaitent se faire maquiller ne nous a pas permis de faire des choses plus complexes comme des crânes entièrement ouverts par exemple. En plus, c’est assez délicat de laisser les jeunes rentrer chez eux avec ce type de blessures ! ». Un peu timides au début, les enfants se sont vite pris au jeu, au point de surenchérir à celui ou celle qui sera « le plus sanglant » !
Agathe D.
5 questions à Jean-François Hervé
Jean François, directeur du Palais des Arts et du Festival (PAF)
Quelle est ta fonction dans l’organisation du festival ?
J’interviens sur le plan technique, au niveau de la vidéo, de la sono et des lumières, surtout lors des cérémonies d’ouverture et de clôture. Ma mission est de faire en sorte que le PAF, qui est au cœur de l’événement, puisse accueillir les festivaliers dans les meilleures conditions possibles.
Combien de personnes travaillent au Palais pendant le festival ?
Nous sommes 8 salariés et 1 bénévole.
A combien d’éditions as-tu participé ?
Je travaille sur cette manifestation depuis sa création il y a 22 ans. Eh oui, nous sommes seulement 2 personnes, avec le directeur artistique Hussam Hindi, à avoir participé à toutes les éditions de ce Festival !
As-tu le temps de regarder les films ?
Mon temps est beaucoup pris pendant le festival mais j’essaye d’assister à la projection du film primé le dimanche matin, même si je n’ai pas réussi chaque année !
Pour finir en beauté, peux-tu nous montrer tes talents en anglais et nous traduire cette expression “when pig files” ?
Euh… pig… cochon… quand le cochon vole… Ah oui : quand les poules auront des dents !!! Facile !!!
Marion
Vélo et cinéma : tout un programme !
Lundi 3 octobre, 9h30, les scolaires de l’école primaire de Saint Lunaire font une arrivée détonante au cinéma Les 2 Alizés. 
C’est l’instituteur Monsieur Hercouët qui propose une ou deux fois par an à ses élèves de visionner un film en version originale anglaise sous-titrée en français. A l’occasion du Festival des scolaires de Dinard, les écoliers quittent leur salle de classe pour aller voir le film sur grand écran… mais à vélo !
Les enfants ont donc parcouru la distance qui sépare Saint Lunaire – Dinard, cinq kilomètres, en vélo, pour assister à une projection en anglais de Gnoméo & Juliette au cinéma Les 2 Alizés. « Le vélo, c’est l’occasion pour eux de faire du sport, mais également d’être sensibilisé aux démarches écologiques» explique l’instituteur.
A l’arrivée devant le cinéma, les enfants ont l’air ravi : « moi j’ai surtout aimé la grosse descente, et les bosses ! », lance un des enfants… Tout s’est bien déroulé pendant le trajet ; les enfants ont suivi la consigne de leur instituteur : « C’est pas parce qu’on va voir un film en anglais, qu’il faut rouler à gauche à l’anglaise ! ».
5 questions à Pascal Voisine
Pascal, quelles sont tes missions dans l’organisation du festival ?
Alors, j’ai quatre missions essentiellement : l’organisation du Festival des scolaires, la régie des copies, je fais aussi les bandes annonces du Festival, et j’écris aussi le texte sur le président du jury dans le catalogue… ça c’est devenu une tradition !
Depuis combien de temps es-tu sur les préparatifs du Festival ?
Cette année j’ai commencé le 15 août mais je suis venu travailler un petit peu comme ça avant, comme je n’habite pas très loin… En fait pour les films qui ont plus de 10 ans, il devient plus difficile de trouver une copie. Je m’y suis donc pris assez tôt car il faut faire des recherches, vu qu’ils ne sont plus dans le circuit… Par exemple cette année pour 1984 on a trouvé une copie à Toulouse et on a dû aussi appeler le producteur pour qu’il signe une autorisation de sortie du film.
A combien d’éditions as-tu participé ?
C’est ma 22e édition. J’étais là dès la première, mais il y a en 3 où j’étais plus du coté spectateur… Mais j’ai quand même participé un peu à ces trois là quand même…
T’as le temps de regarder les films ?
Non, hélas, non… Aucun. Je les vois physiquement… Je vois les boites… mais sinon, non.
D’après toi, que signifie « Don’t teach your grandmother to suck eggs. » en Français ?
On apprend pas à un vieux loup… euh à un vieux singe à faire la grimace ?
Oui c’est ça !
Oui, par déduction de « on apprend pas à sa grand-mère à lécher des œufs »
Julia J.
Le Festival des scolaires
Si vous arriviez à Dinard un ou deux jours avant le Festival, vous seriez sûrement surpris d’y voir une foule de jeunes ! Et oui, de la primaire au lycée, les jeunes ont leur Festival à eux : le Festival des Scolaires ! Un événement en partenariat avec Vocable.
Une programmation spéciale
La programmation se fait en lien avec avec les professeurs d’anglais de la région afin de déterminer quels films attirent le plus grand nombre. C’est Pascal Voisine qui est en charge de la programmation au bureau du Festival : ” Je m’occupe de faire la grille des programmes en fonction d’un pré enregistrement qui a lieu fin juin début juillet dont s’occupe Séverine Reuzeau, la responsable logistique, pour savoir qui veut voir tel ou tel film. Je fais ensuite une première grille et il peut arriver qu’ensuite on se rende compte que les profs s’étaient un peu enflammés pour un film et que finalement il soit délaissé, pour au contraire, un autre film qui n’était pas sélectionné au départ.”
Un Festival très prisé !
Pascal doit ensuite gérer les demandes d’inscription : “Souvent, ce n’est pas pour inciter les profs à inscrire leurs classes, mais plutôt pour leur dire qu’il n’y a plus de place. Cette année on a ouvert les inscriptions le 7 septembre à 8h00, à midi c’était complet !! Pas pour tous les films, mais en tout cas pour We want sex Equality, Nowhere Boy et Tamara Drewe… Au total, cela représente environ 8500 places !”
Julia J.
Bienvenue ! Welcome !
La 22e édition du Festival du Film Britannique de Dinard aura lieu du 5 au 9 octobre 2011. Ce blog est destiné à vous dévoiler les coulisses du Festival ! Vous pouvez ainsi suivre les news du Festival en exclusivité, faire la rencontre des personnes qui rendent possible cet événement, sans oublier une rubriques d’infos insolites… Bref, vivez au cœur du Festival !








